Lannion
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Le patrimoine architectural

  • Les maisons

    • Les maisons de Brélévenez (Brélévenez) : La montée des marches vers l’Église de Brélévenez est bordée par une série de maisons, dont pour certaines la date de construction apparaît sur la façade. Le charme de cette voie se trouve par les différents éléments décoratifs qui ornent ces maisons : certaines sont parées d'un bandeau en carreaux de céramique sur lesquels se dessinent des motifs de lianes et d'oiseaux, tandis que d'autres abritent, dans une niche au-dessus de la porte d'entrée, une statue d'un saint protecteur.
    • Les maisons de la place du Général Leclerc (Centre-ville) : Datée de 1665, la maison au n°29, dite «maison des chapeliers» dont la façade se constitue entièrement d'épaisses ardoises est encadrée de chaque côté par deux oriels en surplomb (qui étaient d'ailleurs au nombre de trois, autrefois). La maison voisine, au n°31, donne l'impression d'avoir été réalisée par un artisan qui tenait à prouver son talent tout en y insérant tous les détails décoratifs en vogue.
    • Maison à échauguette (Centre-ville) : Construite en 1937, cette maison au 7, place du Marchallach, est l’œuvre James Bouillé,  l'architecte à qui l'on doit la chapelle de l'Institution Saint-Joseph. La maison, dont l'architecture correspond à la mouvance néo-bretonne qui émerge alors dans la région, opère un mariage du traditionnel, via l'utilisation du granit, les fenêtres et le porche en plein cintre, et de l'audace de l'échauguette qui se profile à l'un des angles de l'édifice.
    • La Maison du 3, rue Geoffroy-de-Pontblanc (Centre-ville) : Cette maison du XVIe siècle est un excellent moyen de découvrir la singularité de l'architecture lannionnaise, en effet, ses pans de bois sont caractéristiques de la structure des maisons du centre-ville et sa façade à poteaux en gaine demeure une spécialité de la ville, qui ne se retrouve dans aucune autre commune du Trégor et du Goëlo. L'inspiration italienne s'esquisse également dans de nombreux détails du décor tels que les frises de rinceaux,  les consoles à feuille d'acanthe, les colonnes cannelées dont le design des chapiteaux rappelle ceux corinthiens, ioniques, se finissant en torsades, atlantes et cariatides. Ce souffle décoratif issu de l'Antiquité fera de Lannion une ville novatrice quant à l'architecture, étant donné qu'il ne se développera dans la région qu'au XVIIe siècle.
    • La Maison du 3, rue des Chapeliers (Centre-ville) : Insérée en plein cœur du centre-ville, la façade de cette maison attire toujours l’œil des passants, du fait de la multiplicité des figures qui s'y réunissent. Le couple de propriétaires sont tous deux représentés sur la façade de l'édifice, encerclant d'autres personnages dont les costumes indiquent un rang social inférieur au leur, frôlant parfois le grotesque. S'esquisse également sur la devanture une feuille d'acanthe, à côté de laquelle parade un curieux animal hybride, audacieuse alliance entre un dragon et un canard. Deux écussons apparaissent également sur l'édifice, bien que malheureusement l'un d'eux soit à présent illisible.
      Les éléments architecturaux présents sur le décor du pans de bois (les petites croix de Saint-André, les fines croisées, un culot polygonal bagué), ont permis d'évaluer la date de construction de cette maison au XVème siècle.
      Le caractère unique de cette maison est visible en deux points : tout d'abord, par le décor des poteaux avec des losanges et des palmettes, mais également par la présence de latrines à l’intérieur même de la maison.